Les élèves de la classe ECG1A du lycée Champollion de Grenoble supervisés par Claire Augé et Camille Desormeau-Bedot se transforment en critiques littéraires. Ils nous livrent leurs impressions et leurs analyses sur différents ouvrages choisis parmi les titres en lice pour le 39ᵉ Festival du premier roman de Chambéry.
Pour ouvrir cette première saison du podcast Échos littéraires, ils ont choisi un thème fort et actuel : la santé mentale.
Un sujet longtemps passé sous silence, et qui traverse aujourd’hui de nombreuses œuvres contemporaines.
Épisode 1 – La santé mentale
Dans ce premier épisode, le podcast alterne chroniques, lectures d’extraits et débat autour de trois romans de la sélection 2026 :
- Dans La Falaise (Éditions Perles rares, 2025) de Marie Delabos, ils décrivent un roman qui plonge au cœur du deuil : celui d’une mère dont l’esprit se fragmente après la perte de son fils. Le récit, d’abord volontairement confus, se reconstruit progressivement, comme une mémoire qui tente de retrouver un ordre.
- Avec Poudreuse (L’instant même, 2025) de Sophie Lalonde-Roux, ils suivent un personnage marqué par l’addiction, la perte et la résilience. Le roman traverse Montréal, puis s’ouvre vers la Gaspésie comme une tentative de fuite… ou de guérison. Une histoire qui parle autant d’amour que de survie.
- Enfin, La Bonne Mère (L’Iconoclaste, 2025) de Mathilda Di Matteo questionne l’identité, la honte sociale, la pression de l’image et l’effacement progressif de soi. Derrière les stéréotypes, les élèves mettent en lumière un roman qui raconte le moment où l’esprit vacille… et la force d’un lien maternel qui refuse de lâcher.
Dans ce premier épisode prometteur, les élèves vont au-delà du résumé : ils interrogent ce que ces romans racontent de notre époque, et comment la souffrance psychique peut s’installer — parfois lentement, parfois brutalement — jusqu’à bouleverser une vie entière.
Ils abordent aussi un point essentiel : le rôle de l’entourage, capable de soutenir, de protéger … mais parfois aussi d’écraser, d’invisibiliser ou de fragiliser.
Avec sérieux, mais aussi avec une vraie spontanéité, ce premier épisode propose une entrée forte dans la sélection : une discussion collective, riche, nuancée et profondément humaine.
🎧 À écouter dès maintenant :
Épisode 2 – Les représentations de la société
Dans ce deuxième épisode, consacré aux représentations de la société, le podcast alterne de nouveau chroniques, lectures d’extraits et débat, en croisant plusieurs romans de la sélection 2026.
Avec Labeur de Julie Bouchard, les élèves dessinent une fresque chorale du quotidien et de ces vies “invisibles” que la routine finit par effacer, jusqu’à l’accident qui vient fissurer la mécanique.
Dans Colza de Guillaume Ledoux, ils suivent un jeune homme de province qui écrit pour respirer, traversé par un sentiment d’illégitimité culturelle et sociale face à une figure plus “à l’aise” dans les codes — un roman tendre et lucide sur la France rurale et ses horizons bouchés.
Le Mont des ours d’Émilie Dewez transforme un village isolé en miroir grossissant de nos travers (jugements hâtifs, autorité, xénophobie, misogynie), tandis que La Collision de Paul Gassnier fait se percuter drame intime et société fracturée, au prix — selon les chroniqueurs — d’une ambition parfois plus annoncée que démontrée.
Enfin, avec Clamser à Tataouine de Raphaël Quenard, ils interrogent une œuvre provocante et amorale, et posent une question qui traverse tout l’épisode :
qu’est-ce qu’une société fait à celles et ceux qu’elle met en marge — et qu’est-ce que la marge révèle de la société ?
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