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Journée thématique

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Journée thématique à l’attention des professionnels du monde du livre et du grand public

La question environnementale fait partie des sujets qui nous échappent, car il est difficile d’en saisir la complexité et le caractère diffus. Elle peut engendrer anxiété, frustration, peur, voire fatalisme.
La science nous alerte depuis de nombreuses années sur les dangers liés à l’inaction climatique, cependant ce discours rationnel échoue à nous mettre en mouvement.
L’art a-t-il un rôle à jouer dans ce contexte? La fiction littéraire a la faculté de donner une voix tant à l’environnement naturel qu’à l’animal et à faire expérimenter au lecteur des formes de vie non humaines impensables autrement qu’à travers la fiction. Dès lors, peut-elle susciter davantage notre implication, voire notre volonté d’agir? Quelles sont ses spécificités dans ce domaine ? Comment peut-elle faire expérimenter le lien de l’humain à son environnement naturel de manière à construire une autre conscience, renouveler les regards et accompagner le changement?
De plus en plus d’auteur·ices en tant que citoyen·nes se sentent fortement concerné·es par ces sujets, qui pour certain·es deviennent moteur d’écriture.
Comment cela se traduit dans leur pratique littéraire?

Un chercheur et deux auteurs nous proposeront leurs regards et expériences dans l’exploration de ce que peut la littérature en matière de question environnementale.

Cette journée a reçu le soutien spécifique de : Centre Français d’exploitation du droit de Copie, Conseil Savoie-Mont-Blanc ; Savoie et Haute-Savoie biblio, DAAC de l’académie de Grenoble, École Académique de la Formation Continue et Direction Régionale des Affaires Culturelles de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Laboratoire littéraire de l’écologie

Jeudi 28 mai | 9h30 | Cinéma Pathé | Sur inscription

Quelle est la fonction spécifique de la littérature dans le discours écologique contemporain ?
La question n’est pas de savoir si la littérature « parle » de la crise environnementale, mais de déterminer ce qu’elle rend pensable et perceptible que d’autres types de discours ne produisent pas. La science établit des faits, modélise des dynamiques, projette des scénarios. La littérature, quant à elle, opère à un autre niveau : elle agit sur les conditions sensibles et imaginaires de notre rapport au vivant.
À partir d’exemples tirés de la production contemporaine, il s’agira de voir comment la littérature participe à l’élaboration d’un imaginaire du futur, contribuant à une reconfiguration progressive de notre manière d’habiter la biosphère.

Riccardo Barontini est Professeur de la Chaire Junior Enjeux écopoétiques contemporains à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Spécialiste de la littérature des XXᵉ et XXIᵉ siècles, de l’écopoétique et des théories de l’imagination, il est l’auteur de nombreux articles consacrés aux rapports entre littérature et écologie et il a notamment codirigé l’ouvrage collectif L’horizon écologique des fictions contemporaines (Droz, 2022). Il est également cofondateur du site Literature.green.

Rencontre animée par Nicolas Thevenot

De nouveaux défis narratifs

Jeudi 28 mai | 10h45 | Cinéma Pathé

Les préoccupations environnementales poussent les écrivains à relever de nouveaux défis narratifs. D’un point de vue littéraire comment l’attention à l’environnement peut-elle modifier la forme même du roman? Dans Les Mains vides, Elio Possoz s’est amusé avec la plasticité de la langue pour écrire une “eutopie” où le dérèglement climatique mène à une société plus égalitaire, qui accorde une place centrale à la valeur du soin envers les autres, l’environnement, et soi-même.

Collectif, écologie, sciences humaines, jeu sont les points cardinaux de l’écriture (et du quotidien) d’Elio Possoz. Quand il n’écrit pas de la science-fiction décarbonée, il fomente des récits-dont-vous-êtes-l’héroïne à quatre mains, s’essaie à la poésie ou fait des créneaux dans une coopérative alimentaire. Il travaille également pour l’association Arts Résonance à la mise en relation des cultures sourde et entendante par la poésie.
Les Mains vides (La Volte, 2025) est son premier roman.

Rencontre animée par Riccardo Barontini

Ne faire qu’un avec la nature

Jeudi 28 mai | 14h → 15h30 | Musée des Beaux Arts

Qu’il aborde des destins minuscules ou des personnages hors normes, qu’il évoque la paléontologie, l’art, ou encore l’enfance ou la recherche d‘absolu, Jean Baptiste Andrea revient toujours à la quête de la sagesse, qui pour lui est de ne faire qu’un avec la nature. Est-ce que l’un des devoirs de l’écrivain est de sensibiliser, alerter, inciter à l’action environnementale ? 

Avec Jean Baptiste Andrea, écrivain, scénariste et réalisateur. Il a été lauréat du Festival du premier roman en 2018 pour Ma reine (prix Femina des lycéens et prix du Premier Roman), ainsi que le prix Goncourt pour Veiller sur elle en 2023. Tous ses romans sont publiés chez l’Iconoclaste. 

Rencontre animée par Thierry Caquais

Atelier d’écriture

Jeudi 28 mai | 14h → 16h30 | Musée des Beaux Arts | Sur inscription (L’atelier est complet depuis le 27/04, vous pouvez vous inscrire pour être sur liste d’attente).

En puisant dans ses inspirations littéraires et scientifiques, Elio Possoz propose des exercices d’écriture de science-fiction pour tisser des futurs possibles ou des passés non advenus. Il ne s’agit pas de parler de géopolitique ou d’apocalypse, mais de s’inspirer du travail d’Ursula K. Le Guin autour de la fiction-panier pour envisager d’autres manières de faire société, de parler, donc d’écrire.