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Mathilda di Matteo
La Bonne Mère , L'Iconoclaste
Originaire de Marseille, Mathilda di Matteo s’est rapidement prise de passion pour les mots et la littérature. Durant son adolescence, elle trouve refuge dans l’écriture et son don pour celle-ci se manifeste déjà en 2021 lorsqu’elle gagne le concours de nouvelles organisé par le quotidien Libération. Dans ses écrits, elle scrute les rapports complexes et les blessures personnelles, en mettant l’accent sur les voix féminines.
La Bonne Mère, un premier roman féministe empli d’humour, peint le portrait de celles que l’on regarde souvent de haut : les femmes populaires, exubérantes, celles que la société réduit à des clichés. Parmi elles, une figure emblématique de Marseille : la “cagole”. À travers le personnage de Véro, l’autrice réhabilite cette figure méprisée en montrant l’indépendance, la débrouillardise, la vitalité d’une mère – mais aussi ses failles et ses blessures silencieuses.
Quand sa fille Clara quitte Marseille pour étudier à Paris et qu’elle présente Raphaël, son nouveau copain issu de la bourgeoisie parisienne, les différences et les tensions s’installent entre elles. Entre une mère qui sent sa fille s’éloigner et une jeune femme qui peine à trouver sa place, un écart se creuse, nourri par les ambitions, la honte sociale et le désir d’émancipation. Mais derrière cette fracture affleure une réalité plus vaste : celle d’un monde où les femmes, quelles que soient leurs origines, doivent sans cesse lutter pour exister.
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©Marie rouge
« Son » Raphaël. Dans sa tête c’est une superstar, le mec. Tout le monde l’adule. Tout le monde voudrait être elle. Tout le monde voudrait lui piquer, aussi, et j’ai envie de lui dire ma puce on se parle d’une grande tige avec un oeil qui dit vaguement merde à l’autre, quand même.
”