Dima Abdallah

Mauvaises Herbes , Sabine Wespieser, 2020

Dima Abdallah

Archéologue de l’antiquité tardive, Dima Abdallah, née au Liban, nous entraîne dans le récit croisé d’un père et sa fille de Beyrouth en 1983 à Paris en 2019. La famille s’exile sans le père à Paris. Mais leur dialogue ne s’interrompt pas, nourri par l’amour de la poésie et l’intérêt pour les plantes au quotidien, dans ces mauvaises herbes auxquelles ils s’identifient qui sèment les graines de vie de ceux qui osent fleurir là où le vent les emmène.

Votre premier souvenir de lecture ?
La collection bibliothèque rose et La comtesse de Ségur, beaucoup de bandes dessinées comme Astérix par exemple.

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ?
L’étranger de Camus.

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ?
L’homme sans qualités.

La première histoire que vous avez écrite, de quoi parlait-elle ? 
Un poème en prose sur l’oiseau en cage des voisins que je voyais depuis l’appartement qu’on habitait.

Ces rues n’étaient plus les miennes, cette ville n’était que le spectre de ma ville, de celle que j’ai connue. Je marchais parmi les gens et je me disais que ce ne sont ni mes semblables, ni mes concitoyens, ni même les vrais habitants de cette ville. […] Ma ville est tombée. Elle s’est effondrée et des étrangers sont venus en rebâtir une nouvelle, […]  une ville factice. Dans les égouts, le sang de leurs victimes doit encore couler. La Méditerranée ne devrait plus être bleue mais rouge.