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Anna Mallamo

Italie | Col buio me la vedo io , Einaudi

Anna Mallamo

Née en Calabre, Anna Mallamo est journaliste et dirige les pages Culture et Spectacles de la Gazzetta del Sud. Elle tient également un blog pour l’Huffington Post et a écrit pour  l’Unità  une chronique hebdomadaire qui racontait les aventures d’un immeuble de femmes âgées calabraises. On retrouve dans Col buio me la vedo io la même attention pour les femmes calabraises : leurs vies, leurs héritages et leurs luttes.

Calabre, début des années 1980. Lucia Carbone, une lycéenne de 16 ans, kidnappe un camarade de classe et l’emprisonne dans la cave de la maison de sa grand-mère. Le garçon est le fils d’un parrain de la mafia. Lucia l’a enlevé pour deux raisons : la première, parce que sa meilleure amie est amoureuse de lui et qu’elle veut l’éloigner d’elle, la seconde, parce que Rosario sait peut-être quelque chose sur le meurtre de sa tante Rosa.
Tout en rendant visite chaque jour à son prisonnier, Lucia continue de mener une vie apparemment normale. Mais lorsqu’elle descend à la cave, dans l’obscurité de ce monde souterrain où se cache son secret, c’est son désir de vérité qui prend le dessus, jusqu’à ce que tout bascule.
Un roman qui interroge la notion de justice, qui prend parfois la forme d’une vengeance. C’est aussi un récit sur le Sud, loin des clichés, où la famille et la ville sont à la fois des refuges et des enclaves.

Partenaires: 

La venue et les rencontres d’Anna MALLAMO sont également rendues possibles grâce au soutien de : programme Erasmus +, pôle mobilité LABA, Istituto Italiano di Cultura – Lyon

©Marc-Étienne Mongrain

Non c’è nulla sulla terra oltre a questa guerra, i corpi non ricordano : persino qui, in mezzo alle lapidi, siamo autorizzati dalla vita a non sapere, a non accorgerci, a non crederci nemmeno che esistano il male, la guerra.

Il n’y a rien d’autre sur terre que cette guerre, les corps ne se souviennent pas : même ici, au milieu des pierres tombales, la vie nous autorise à ne pas savoir, à ne pas nous en rendre compte, à ne même pas croire que le mal et la guerre existent.