On est confiné.e.s donc on continue de lire !

Petits ou grands lecteurs, à la recherche d’un livre à découvrir, à parcourir, à dévorer ?
Lucienne, lectrice, nous partage ses lectures du moment !

 

J’ai poursuivi mes lectures sur Alphalire pour découvrir trois textes à caractère autobiographique.

Vigile de Hyan Zaytoun (Le tripode)
C’est le récit , 5 ans après, d’un drame vécu par l’auteure. Elle raconte la nuit traumatique et les quelques jours qui ont suivi. Le récit est bref et précis ; il est bouleversant par la violence du drame vécu, la peur de perdre son compagnon, mais aussi par la déclaration d’amour. C’est un roman que j’ai lu d’une traite.

Impasse Verlaine de Dalie Farah (Grasset)
C‘est l’histoire mêlée de deux filles, l’une, Vendredi, devenue la mère de l’autre après avoir quitté l’Algérie pour l’Auvergne. La fille, narratrice, raconte son enfance, son amour de l’école et des livres, alors que ses parents ne savent ni lire, ni écrire. La fille doit se construire, sans tendresse ,« des coups pour un oui, ou pour un non »dans le sillage de Vendredi et de son destin qui se perpétue à travers sa fille. La littérature tient une place prépondérante pour échapper à sa mère qui ne sait pas l’aimer. L’auteure aborde avec ironie et parfois de l’humour des sujets douloureux comme l’exil, l’identité et la répétition du schéma maternel.

Avant que j’oublie de Anne Pauly (Verdier)
La narratrice vient de perdre son père, décédé d’un cancer . Dans sa maison, imprégnée de sa présence, elle se remémore sa personnalité complexe qui fut difficile à vivre pour ses proches. Alcoolique et violent, il cachait une personnalité artistique que sa fille retrace au travers
d’objets et de souvenirs entassés dans sa demeure. C’est le récit intimiste d’un deuil, mais aussi la réhabilitation d’un père pour qu’enfin la réconciliation ait lieu et retrouver l’amour qui avait été masqué par le quotidien. Ce texte m’a rappelé la Place d’Annie Ernaud paru en 1983 et que j’avais lu à sa sortie. Le récit d’Anne Pauly commence par la mort du père et de sa relation avec lui, mais pas de manière détachée comme Annie Ernaux. Il transparait beaucoup d’émotion dans le texte d’Anne Pauly. Texte court et phrases dépouillées.

Et le soir pour le plaisir de lire au lit avec un livre et des pages à tourner, le dernier livre de Sylvain Tesson, écrivain aventurier, La Panthère des neiges (Gallimard). Vincent Munier, photographe animalier , propose à Sylvain Tesson de partir en quête de la panthère des neiges du Tibet. Il est très difficile d’observer ce félin dans la nature. Son habitat est dans les hautes montagnes au climat très froid et à de hautes altitudes. L’espèce est en péril aujourd’hui. Sorte de journal de voyage, on attend en silence avec l’auteur, l’apparition de l’extraordinaire. Un plaidoyer pour la nature.

 

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ces livres et continuer de dévorer les histoires en périodes de confinement !