Les lectures du lycée municipal de Ouahigouya (Burkina Faso)

Les élèves du lycée municipal de Ouahigouya (Burkina Faso) découvrent les premiers romans francophones, accompagnés par leurs professeurs de français Adama Diallo et Boureima Ouédraogo.
Ils lisent, débattent, votent, échangent avec les lecteurs chambériens via internet pendant toute l’année.
Lors du 33e Festival du premier roman en mai, ils échangeront avec les auteurs lors de tchats.
Voici leurs avis de lecture !

Avant que j’oublie d’Anne Pauly (éditions Verdier)

Après la mort de leurs parents, Anne, Jean-François et bien d’autres, étaient plongés dans un désarroi total. En effet, elle fut la seule à assister son père malade lors de son séjour à l’hôpital mais ses frères l’aident à payer les frais d’hospitalisation. M. Pauly sentait son âme s’extirper de lui, alors il voulut mourir d’une mort que seul Anne détenait les secrets. Après que Anne eut désobéi au docteur, son père décéda sur le champ et ses obsèques ont été grandioses, tous les amis du défunt étaient là. Après cela, elle découvrit une chambre sécrète où son père rangeait tous ses romans qu’il eut à rédiger et contacts et elle conserva cette chambre y compris les objets qu’elle contenait.

Dramane : Ce qui m’a plu, c’est qu’après la mort de M. Pauly, sa fille Anne entretenait sa chambre, ses romans qui parlaient un peu de la vie même quand les gens estimaient que ses objets devaient être exilés selon la coutume. Ce qui ne m’a pas plu, c’est qu’Anne eut simultanément des cauchemars sur son père, elle était vraiment attristée de jours en jours.

DAOUDA Savadogo, BIBATA Ouédraogo et DRAMANE Ziguimé, 1ère A41

 

Grace l’intrépide de Karine Miermont (Gallimard)

Dans cette œuvre, l’auteure nous relate la vie des filles nigérianes aventurières. En vérité, ces filles sont allées en France à la recherche du travail. Car, ces dernières devaient quitter leur famille pour l’étranger pour pouvoir s’occuper la famille comme recommande les coutumes igbo au Nigéria. Mais ces filles seront surprises par les conditions de vie défavorables qu’elles rencontreront à leur arrivée. Elles seront exploitées par les passeurs comme des prostituées. Mais Grace, personnage principal de l’œuvre réussit grâce à une association a quitté cette vie de prostitution pour d’autres métiers (couture, coiffure cuisine…). Les thèmes abordés dans cette œuvre sont : le thème de l’aventure, la souffrance, l’exploitation et la prostitution comme thème majeur.

Ce qui m’a plu, c’est l’action de l’association pour l’entraide de tout azimut. Ce qui est déplaisant, c’est que ce sont des femmes africaines qui exploitent sexuellement leurs nièces, cousines et petites sœurs africaines.

JOSEPHINE Drabo

 

L’œuvre nous relate l’histoire des réseaux, des trafics des êtres humains à travers l’histoire d’une fille nigériane du nom de Grace. Comme exigent les coutumes de son pays, la première fille doit subvenir aux besoins de toute la famille. Etant l’ainée, elle se rend en France pour travailler, mais, une fois arrivée, elle se rend compte de la réalité qu’elle doit affronter. Mais grâce à l’association, elle réussit à prendre la langue française et quelques métiers de main, Elle réussit même à s’en sortir par son destin et son courage et sa force hors du commun. L’auteure a su faire l’histoire de Grace une histoire vivante dans un niveau de langue compréhensible.

Cette œuvre nous a permis d’avoir une vision plus large et diversifiée sur la prostitution qui est le thème majeur, le trafic des êtres humains, l’exploitation des noirs par les noirs dans un autre continent.

BOUREIMA Ouédraogo (Professeur de Français)