Stéphanie Coste

Le passeur , Gallimard

Stéphanie Coste

Stéphanie Coste a partagé son enfance entre le Sénégal et Djibouti et vit actuellement  à Lisbonne. Dans son roman, l’autrice fait de Seyoum, l’un des plus gros passeurs de migrants de la côte libyenne, son personnage central. Il est Érythréen, mais il a quitté son pays où il avait été emprisonné et torturé par la dictature. L’arrivée d’un énième convoi de réfugiés lui fait revivre un passé qu’il avait cherché à oublier dans l’alcool, la drogue et l’argent facile. Le Passeur explore l’humanité telle qu’elle est quand on a plus rien à perdre, dans sa fuite en avant, mais vers quel avenir ? 

Photo : ©FrancescaMantovani

Quarante‑cinq zombies luisants me fixent du même regard suppliant. J’y vois passer les ombres d’épreuves inracontables. Leurs fringues en lambeaux sont maculées de déjections. Des mouches s’y vautrent sans qu’ils en soient conscients. Ils ont lourdé leur dignité quelque part dans le Sahara. Les abominations subies n’ont pas entamé le brasier au fond de leurs pupilles, ce putain d’espoir.

Le passeur

Par les lecteurs de Lectures Plurielles

Le passeur

Par les lecteurs de Lectures Plurielles

Quel est votre premier souvenir de lecture ? Mon premier souvenir de lecture c’est  Le club des cinq lorsque j’avais 7 ans ! J’ai dévoré toute la collection et c’est cette fameuse bibliothèque rose qui m’a donné le goût de la lecture
Et votre premier écrit ? Mon premier écrit j’avais douze ans quand j’étais en cinquième. J’écrivais des histoires à dormir debout dans mon agenda d’école, puis dans celui de mes camarades contre un carambar ou un malabar.
Un livre que vous auriez aimé lire mais que vous n’avez jamais lu ? Le livre que j’aimerais lire et que je n’ai jamais encore réussi à terminer malgré plusieurs tentatives est À la recherche du temps perdu de Proust, mais j’y arriverai je le sais !
Votre livre incontournable ? L’incontournable, à lire absolument, n’est pas très original mais un vrai classique, qui pour moi a été une révélation à 16 ans en tant que lectrice tant par l’épopée épique que par un sentiment d’évasion jamais égalé depuis,  Le comte de Monte Christo d’Alexandre Dumas.