Sandrine Berthet

Jetés aux ténèbres , Editions du Sonneur

Sandrine Berthet

Sandrine Berthet a grandi en Nouvelle-Calédonie avant de voyager aux quatre coins du monde pour son travail. Dans ce roman sur fond de la Commune de Paris, elle nous transporte sur l’archipel calédonien en 1872. Exilés, déportés dans cette prison entourée d’eau, un groupe de communards tente de survivre, voire même de se construire un semblant de normalité tout en caressant l’espoir d’un retour en France. Ce roman redonne vie aux acteurs de la Commune , épisode majeur de notre histoire souvent passé sous silence.

 

Je commence à penser que c’est la méthode de la Pénitentiaire, cette misère matérielle dans laquelle on nous a jetés : on veut nous maintenir dans un état de survie permanent pour que notre horizon soit borné aux besoins les plus primitifs – réussir à faire cuire la pitance pour qu’elle soit comestible, trouver comment manger à sa faim, se construire un abri qui nous protège de la pluie et du soleil, qui nous permette de dormir. Ainsi plus de temps et surtout plus de volonté pour réfléchir, pour penser au monde qu’on voudrait forger, pour songer à la manière de le changer.

Quel est votre premier souvenir de lecture ? A l’école élémentaire, la lecture en classe d’un conte kanak
Et votre premier écrit ?  Un poème écrit à l’occasion de la fête des mères, vers mes dix ans. Peu après j’ai découvert Baudelaire et cela m’a coupé toute envie d’écrire : à quoi bon, après lui ?
Le livre que vous aimeriez lire ? : J’aimerais avoir envie de lire A la recherche du temps perdu, mais rien n’y fait. Alors plutôt, L’Iliade dans sa langue d’origine.
Le livre incontournable selon vous ? Rien qu’en pensant aux romans que j’ai découverts ces derniers temps, il m’en vient pas moins de trois à l’esprit : Brandebourg de Juli Zeh, Confiteor de Jaume Cabré et L’art de la joie de Goliarda Sapienza.

Jetés aux ténèbres

par les lecteurs de Lectures Plurielles

Jetés aux ténèbres

par les lecteurs de Lectures Plurielles