Olivia Elkaïm

Le Tailleur de Relizane , Stock, 2020

Olivia Elkaïm

Journaliste, nouvelliste et essayiste, Olivia Elkaïm a été lauréate du Festival en 2009 pour Les Graffitis de Chambord (Grasset, 2008). Elle a publié plusieurs nouvelles, essais et romans, et revient avec Le Tailleur de Relizane. Au-delà de tout ce que nous savons du retour d’une famille pied-noire en métropole, au-delà du drame humain, familial, politique, souvent commenté par les historiens, Olivia Elkaim explore dans ce livre sa part algérienne, juive, lyrique, à la fois enchantée et hantée, que son père avait tenté en vain de lui transmettre. 

Votre premier souvenir de lecture ?
Alice détective privée dans la bibliothèque verte  dans mon souvenir elle était blonde et futée soit tout ce que je rêvais d’être quand j’avais 7/8 ans (pour la blondeur c’est raté !) 

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ?
Aurelien d’Aragon qui m’a sauvée lors d’une rupture amoureuse l’été 2009… je suis en train de lire Apeirogon et je me dis que c’est aussi un roman incontournable dans un tout autre genre  ! Je suis captivée par ce livre !

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ?
Le quatuor d’Alexandrie que m’a offert mon amoureux (« B » dans mon roman le tailleur de relizane)  il me l’a offert sur un quai de gare alors que nous nous devions nous séparer  pour plusieurs semaines !

La première histoire que vous avez écrite, de quoi parlait-elle ? 
Oh la la!!! C’était un texte écrit à quinze ans intitulé pluie d’été  une longue plainte adolescente contre mes parents et le monde entier, dans des carnets à couverture cartonnée que j’ai toujours  – c’est illisible !

Le sentiment de l’exil ne l’a jamais quitté, un creux au niveau du plexus, une douleur vive qui, parfois seulement, s’estompe.