Mohammed Aïssaoui

Les Funambules , Gallimard, 2020

Mohammed Aïssaoui

Journaliste au supplément Le Figaro Littéraire, Mohammed Aïssaoui, lauréat en 2011 avec L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard, 2010), intervient régulièrement au Festival en tant qu’animateur littéraire. Il est de retour cette année avec son nouveau roman, Les Funambules. L’histoire d’un héros déraciné dans l’enfance, sauvé par la littérature et par les rencontres humaines qu’il va faire, dont la quête de son amour de jeunesse, l’amène à s’intéresser aux plus démunis, ces funambules au bord du gouffre, et à ceux qui leur viennent en aide.

Je ne peux m’empêcher de trouver toute existence extraordinaire. Pour peu qu’on veuille bien prendre la peine de se pencher dessus, chaque vie est exceptionnelle et mérite d’être contée, avec sa part de lumière, ses zones d’ombre et ses fêlures‑ il y en a toujours, je sais comment les détecter. D’ailleurs, c’est mon obsession, ça, quand je rencontre quelqu’un je me demande quelle est sa fêlure : c’est ce qui le révèle.

Votre premier souvenir de lecture ?
Le Livre de la jungle, une version Disney ! Quand j’ai découvert la vraie version de Rudyard Kipling (deux tomes), des années après, j’étais encore plus bouleversé par le récit.

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ?
Cela change par moments, mais L’Etranger d’Albert Camus garde tout son mystère chaque fois que je le relis ou le feuillette, c’est-à-dire plusieurs fois dans l’année.

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ?
En général, je ne résiste pas à une envie de lecture, j’attends rarement plus d’une semaine quand j’éprouve un désir de lire, cela devient comme une obsession. Peut-être La Divine Comédie que je n’ai jamais lue d’un seul tenant.

La première histoire que vous avez écrite ? De quoi parlait-elle ?
C’était une histoire d’amour impossible. Un garçon qui n’arrivait pas à exprimer ses sentiments à Roxane, Virginie ou Jocelyne. Je crois que c’était Roxane en premier, en CM1 ou CM2…