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Lionel Destremau

Gueules d'ombre , La manufacture de livres

Lionel  Destremau

Après une carrière à Paris dans l’édition, Lionel Destremau décide de retourner dans sa région natale bordelaise. Il  y  dirige le Salon Lire en poche. Dans les années 2000, il publie plusieurs ouvrages de poésie et un récit, puis se consacre à la co-fondation d’une revue de critique littéraire, puis d’une petite maison d’édition indépendante (Prétexte éditeur).

Avec Gueules d’ombre (La manufacture de livres), il signe son premier roman. Dans un pays fictif à une époque indéterminée, la guerre s’est terminée il y a quelques mois lorsque Siriem Plant, un policier déclassé doit retrouver impérativement l’identité réelle d’un ex-soldat plongé dans le coma, Carlus Turnay. Une enquête persévérante s’engage alors.

Photo: ©PascalIto

Ce que me disait mon père sur les femmes qui embrassent en premier, qu’il ne fallait pas trop les aimer celles‑là, parce que ça finissait toujours mal.

Gueules d'ombre

PAR LES LECTEURS DE LECTURES PLURIELLES

Gueules d'ombre

PAR LES LECTEURS DE LECTURES PLURIELLES

Quel est votre premier souvenir de lecture ?

J’essaie de répondre à vos questions, cependant, je ne pense pas être tout à fait honnête, en cela que mon premier souvenir de lecture est sans doute un peu biaisé, ayant une fâcheuse tendance à l’oubli… Donc, pour cette question, je vous réponds, en creusant un peu ma mémoire, que la première lecture littéraire “marquante” fut sans doute à mes yeux la poésie de Baudelaire, Les Fleurs du mal bien sûr, et puis pour la prose du Spleen de Paris. J’étais à l’adolescence bien plus attiré par la poésie que par le roman, et ce fut vers ce domaine littéraire que je me suis tourné pendant longtemps, avant de m’intéresser de plus près au roman.

Quel est votre premier écrit ? De quoi parlait-il ? 

S’agissant ensuite de mon “premier écrit”, je présume que vous sous-entendez le premier écrit publié ? Auquel cas, il s’agit d’un récit, La Ligne 97, paru aux éditions du Rouergue en 2002. Il est d’ailleurs assez étonnant que ma première publication (en dehors des revues littéraires) fut un texte de prose, alors que l’essentiel de mon travail d’écriture était alors consacré à la poésie. C’est un bref récit, dans une écriture de prose poétique qui narre la vie particulière d’un homme, dont l’essentiel de l’existence est centrée sur ses trajets quotidiens pour aller et revenir de son travail, et de l’univers clos d’un bus de ville où il invente et fantasme tout un petit monde. Ce tiers-lieu devient pour lui plus important que la vie réelle. Lorsqu’il apprend que sa ligne de bus doit être désaffectée et remplacée par deux autres bus sur des itinéraires un peu différents, ce monde s’écroule et il sombre dans la folie.

Quel est pour vous le livre à lire à tout prix? 

Méridien de sang, de Cormac McCarthy. 

Retrouvez Gueules d’ombre, sur le site chez-mon-libraire.fr !

Lionel  Destremau