Laurent Petitmangin

Ce qu'il faut de nuit , La manufacture de livres, 2020

Laurent Petitmangin

Lorrain, Laurent Petitmangin dresse le portrait sensible de l’inconditionnel amour d’un père pour son fils, envers et contre tout. Le père, technicien à la SNCF, militant socialiste déçu élève seul ses deux enfants. Le fils aîné se rapproche de l’ultra-droite, le père et le fils ne se comprennent plus, mais continuent de s’aimer jusqu’au drame. Un roman social porté par une écriture sobre et forte. 

Laurent Petitmangin est aussi lauréat du Grand Prix SGDL du premier roman 2020.

Votre premier souvenir de lecture ? 
Mon premier souvenir de lecture, au-delà de Oui-oui prend le train ou de l’intégralité des Club des cinq que j’ai dévorée, est Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ? 
Le livre devenu récemment incontournable est Les hommes de bonne volonté de Jules Romains. Avec 27 tomes, j’ai conscience de tricher un peu…

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ? 
Tous les livres de Don DeLillo me font envie. J’en aime le thème, mais je n’arrive pas à les lire.

La première histoire que vous avez écrite ? De quoi parlait-elle ? 
Ma première histoire dit que John Lennon n’est pas réellement mort.

J’avais finalement compris que la vie de Fus avait basculé sur un rien. Que toutes nos vies, malgré leur incroyable linéarité de façade, n’étaient qu’accidents, hasards, croisements et rendez‑vous manqués. Nos vies étaient remplies de cette foultitude de riens, qui selon leur agencement nous feraient rois du monde ou taulards. « J’ai été là au bon moment », voilà ce que bien des gens comblés pouvaient confesser.