Jean-René Van Der Plaetsen

Le Métier de mourir , Grasset, 2020

Jean-René Van Der Plaetsen

Journaliste, Jean-René Van der Plaetsen livre un roman inspiré de la vie d’un personnage ayant réellement existé. Une histoire où s’entremêlent autour d’un individu hors du commun, des histoires d’hommes, d’amour et d’identité. Rescapé du camp de Treblinka, ancien légionnaire en Indochine, officier légendaire de l’armée israélienne, Belleface protège  la frontière nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah dans le sud du Liban en 1985. 

Votre premier souvenir de lecture ? 
La première lecture dont je me souvienne : Le Tueur de daims, de Fenimore Cooper. Un grand choc. Dans la foulée, j’ai lu Le Dernier des Mohicans, du même Fenimore Cooper, puis toute son oeuvre. Ensuite, j’ai lu presque tout Herman Melville, Mark Twain, Walt Whitman, William Faulkner, Ernest Hemingway, John Steinbeck, Jim Harrison ou Richard Ford… Du fait de cette première lecture, je suis sujet à un très fort tropisme américain, donc, avec un goût prononcé pour les descriptions de la nature et des grandes étendues sauvages.

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ? 
Pour qui sonne le glas, d’Ernest Hemingway. A mes yeux, le chef d’œuvre absolu. En tout cas, de loin le roman qui me touche le plus, avec Le Vieil homme et la mer, du même Ernest Hemingway. Sa philosophie de la vie, son esthétique, son style, son art de la narration et des dialogues : tout ce que j’aime s’y trouve !

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ? 
Peut-être un ou deux romans de Balzac que je n’ai pas lu…

La première histoire que vous avez écrite ? De quoi parlait-elle ? 
C’était une nouvelle dans laquelle une jeune femme très belle, fiancée depuis peu, enterrait sa vie de jeune fille en se donnant à un inconnu la veille de son mariage. La nouvelle était intitulée : Faire-Part.

Comme chaque nuit depuis tant d’années. Maintenant il était prêt à affronter ces images de violence et d’effroi qui le hantaient depuis qu’il avait vu, dans le camp de Treblinka, mourir ses parents, ses sœurs, son frère. Ils avaient péri sous ses yeux et il n’avait rien pu faire pour s’y opposer, lui qui s’était ensuite battu sans jamais s’arrêter. Oui, à présent, il était prêt. Et il revit sans ciller cette scène qui s’invitait tous les soirs dans ses songes.