Emilienne Malfatto

Que sur toi se lamente le Tigre , Elyzad, 2020

Emilienne Malfatto

Emilienne Malfatto invite le lecteur dans une société qu’elle connaît à la perfection pour avoir sillonné l’Irak comme journaliste et photographe. Un roman à l’intensité d’une tragédie antique où on assiste à l’assassinat d’une jeune femme qui a bravé l’interdit « aimer sans autorisation, sans mariage. » Elle sera tuée pour l’honneur. Un roman polyphonique dont un des personnages est le Tigre. Tout se passe sous le regard de Gilgamesh, héros mésopotamien porteur de la mémoire du pays, des hommes.

Je suis le frère, celui par qui la mort arrive. […] Je suis l’assassin. Je vais tuer tout à l’heure et je l’ignore encore. Que ferais‑je si je le savais ? Ferais‑je demi‑tour dans l’allée poussiéreuse ? Je vais tuer tout à l’heure et je penserai que je n’ai pas le choix. Sa vie ou notre honneur à tous. Ce n’est pas moi qui tuerai, mais la rue, le quartier, la ville. Le pays.

Votre premier souvenir de lecture ? 
Difficile d’en cerner un seul, j’ai eu la chance de grandir dans une maison pleine de livres… Je crois notamment me souvenir d’un merveilleux livre pop-up qui racontait l’histoire du « prince de Pondichéry » – rien que le nom me faisait rêver. 

Le livre qui pour vous est incontournable, à lire absolument ? 
Les Mémoires d’Hadrien, de Marguerite Yourcenar. Et si je devais en choisir un deuxième: L’Ecume des jours, de Boris Vian. 

Le livre que vous n’avez jamais lu mais qui vous fait envie ? 
Le Christ s’est arrêté à Eboli, de Carlo Levi. 

La première histoire que vous avez écrite, de quoi parlait-elle ?
La première « histoire » (de fiction, donc) est en fait mon premier roman : Que sur toi se lamente le Tigre.